Vaincre la dépendance affective


Comprendre les mécanismes de la dépendance affective, c'est déjà le début d'une victoire.

Une définition simplifiée
On dit d’une personne qu’elle est dépendante affective quand elle a peur de dire à l’autre, le parent, le conjoint ou l’ami, que ce qu’elle vit avec lui ne lui convient pas. Elle a peur de le dire, car elle a peur de perdre l’amour ou l’amitié de cette personne.

Les mécanismes de la dépendance affective
Ils commencent à prendre forme dès le plus jeune âge. Très tôt, le bébé prend conscience que l’objet de son désir et de son amour, c’est à dire la mère ainsi que le père, peuvent aussi bien, et de façon alternative, satisfaire ses désirs ou les lui refuser.
Situation qui va, comme on peut l’imaginer, lui poser un problème qu’il va devoir résoudre. À cet âge, la dépendance affective à la mère est importante et cela est normal, car les besoins affectifs sont très grands, mais comme ils ne peuvent pas tous être satisfaits, l’enfant va parfois ressentir un manque. En réaction, il devient agressif, mais en même temps il se retient par peur des représailles que sa mère pourrait lui imposer.
C’est la résolution positive ou la non-résolution de ces deux mécanismes
« gratification/frustration » et « agressivité/peur des représailles » qui permet au futur adulte que deviendra cet enfant d’être, à des degrés différents, autonome ou dépendant sur le plan affectif.

Comment gérer la dépendance affective
Chez l'adulte, elle se caractérise par des troubles de la personnalité et du comportement qui peuvent principalement se résumer ainsi:

  • Il est fréquent de constater que ces personnes ont tendance à toujours être d’accord avec les autres, même si elles les croient dans l’erreur ;
  • Elles ont du mal à exprimer leur point de vue ;
  • Elles manquent de confiance en elles et ont bien souvent de la difficulté à concevoir leur propre projet de vie et acceptent celui des autres ;
  • Elles ont de la difficulté à accepter la critique ;
  • Elles se proposent presque toujours pour faire les tâches ingrates, même si cela leur déplait ;
  • Elles ont toujours peur d’être rejetées ou abandonnées.


Vaincre la dépendance affective passe par une gestion réussie de ces troubles.

Gérard Charpentier, PhD
Sociologue, psychanalyste
www.gerardcharpentier.com



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