Les agricultrices québécoises se suicident 30% moins que la moyenne des professions


Plusieurs métiers ont un taux de suicide de 1,5 à 3 fois plus élevé que la moyenne, et les agriculteurs québécois font partie de ce groupe.

Par contre, les agricultrices elles, se suicident 30% moins que la moyenne des professions. Source: Journal canadien de psychiatrie

Au Canada, de 1991 à 2001, il y a eu 428 décès par suicide chez les femmes actives occupées (5.3/100 000 personnes-années), comparativement à 1932 décès par suicide sont survenus aux hommes actifs occupés (20.1/100 000 personnes-années). Source “Suicide Mortality by Occupation in Canada, 1991-2001”

Nous savons maintenant très bien que la détresse psychologique est causée par bons nombres de facteurs comme l’isolement, la solitude, la manque de communication, et le sentiment de ne plus faire partie d’une communauté.

Hors, c’est tout l’inverse chez les agricultrices du Québec. Leurs comportements en témoignent.

Selon le journal web L’action.com, et son dossier spécial “Les agricultrices du Québec: qui sont-elles?”, il est fort bien démontré que les attitudes et agissements de nos agricultrices sont loin d’être l’isolement et la fermeture sur soi-même.

Premièrement, la famille est très importante.

“La majorité des agricultrices (94 %) a des enfants ou vit avec les enfants d’un conjoint. En ce qui concerne précisément ces agricultrices, la moyenne d’enfants par famille est de 2,9. Plus de la moitié des agricultrices (52 %) ont un enfant âgé de plus de 18 ans. Les résultats indiquent que 8 % des agricultrices sont enceintes ou prévoient l’être d’ici les trois prochaines années. Trois agricultrices sur dix ont affirmé que les tâches effectuées dans l’exploitation agricole constituaient un danger pour leur santé ou pour celle de leur bébé au cours de la grossesse.”

En deuxième lieu, l’engagement social des agricultrices québécoises prend aussi une place très prédominante.

“Plus du tiers (35 %) des agricultrices organise des activités sociales. Les activités communautaires et culturelles ont été mentionnées plus fréquemment par les agricultrices.”

Voilà peut-être un de leur secret du bonheur, l’engagement dans leur communauté, et l’accomplissement au travers d’une famille forte et en santé.

Revenez-nous dans notre prochaine chronique sur les agricultrices québécoises, où cette fois-ci nous discuterons de leurs méthodes de travail, et qui encore une fois, sont bien différentes de leurs collègues masculins.

Par Dino Masson
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